| Elections Chambre des métiers : Pourquoi le Cerf n'a pas été présent.
Devant les irrégularités qui ont précédé les élections aux Chambres des Métiers, le Cerf a pris la décision de ne pas présenter de liste pour ce scrutin.
Ces irrégularités sont de deux ordres, mais graves dans leurs conséquences pour la représentation des entreprises et la place donnée à ceux qui créent les emplois et la richesse, mais également en ce qu'elles ouvrent des possibilités de recours, violant le principe fondamental de la nécessaire sérénité du scrutin.
La violation du code électoral : en fixant la campagne électorale pendant le scrutin, l'Etat s'est mis en contravention avec l'article 49 du code électoral pourtant extrêmement clair "A partir de la veille du scrutin à zéro heure, il est interdit de diffuser ou de faire diffuser par tout moyen de communication au public par voie électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale."
a.. L'incidence est loin d'être neutre : le législateur avait prévu cette disposition afin d'assurer des chances égales à tous les candidats et, surtout, afin de garantir la sérénité de la campagne et du scrutin. En autorisant à communiquer pendant le scrutin, toutes les dérives sont "permises", du "premier communiquant, premier servi" à "l'accompagnement du vote" : la représentation et la démocratie en font les frais et le CERF ne saurait s'y associer.
L'interdiction du vote des entrepreneurs étrangers : le Cerf, défenseur de la très petite entreprise, facteur essentiel de l'ascenseur social et de l'intégration, ne pouvait non plus s'associer à une décision qui revenait en arrière par rapport au scrutin précédent et retirait un droit à s'exprimer à ceux qui contribuent par leur engagement à créer l'emploi et la richesse en France. |