Edito

Dans une économie où la mondialisation est de plus en plus pressante, le "patronat", représentant au mieux 8% des entreprises basées en France, se félicite aujourd'hui d'une réforme des 35 heures dont il n'était pas demandeur.

Dans son empressement à défendre l'intérêt des grands groupes, seule réalité qu'il connaisse, ce "patronat" a fait passer à la trappe les demandes légitimes des très petites entreprises
(92% des entreprises), pourtant à l'origine de la réforme, et promet de tourner la page si cette réforme effarante est adoptée : quel intérêt pour un salarié de TPE de pouvoir monnayer ses "RTT" ? La plupart des entreprises n'ayant pu à ce jour passer aux 35 heures, on mesure
(enfin ?) l'intérêt porté par ces "représentants" aux entreprises qu'ils prétendent défendre.

La page n'est donc malheureusement pas tournée sur ce thème et les Créateurs d'emplois et de richesse de France (Cerf) continueront de défendre la seule solution qui réponde aux besoins de nos entreprises et qui consiste à augmenter le revenu de ceux qui travaillent, sans en augmenter le coût.

Enfin, depuis plus de 20 ans d'une politique en défaveur des TPE, qui continuent de disparaître, de l'épicerie (même les épiceries "arabes" connaissent de plus en plus de difficultés) jusqu'aux buralistes et autres commerces de proximité, ce sont parmi les principaux et plus sûrs ascenseurs sociaux et vecteurs d'intégration de notre pays dont on prive nos jeunes. Sur ce terrain, face à la grande distribution, et celui de la prévention des difficultés dans l'entreprise, le Cerf reste présent sur le front législatif pour faire entendre la voix des plus faibles pour les prochains projets de réforme du Code du Commerce et de loi de sauvegarde des entreprises.