Si
nous affirmons que le droit
de grève est un droit
fondamental et constitutionnel,
il n'en est pas de même
du droit de blocage que s'octroient
quelques catégories privilégiées.
Nous dénonçons
donc l'abus de position dominante
et l'attaque portée par
les grévistes contre
les revenus des actifs en position
de dépendance et de faiblesse.
Car l'objectif est bien de contraindre
le Gouvernement en sacrifiant
les salaires et le chiffre d'affaires
des salariés et des entreprises
les plus fragiles. C'est une
attaque directe contre le pouvoir
d'achat et les bases de notre
économie.
Toute poursuite
de cette forme d'expression
visant une partie de la population,
pour faire pression sur un tiers
(ici l'Etat et leur direction),
en faisant porter le risque
sur les entreprises et les emplois
du secteur privé, avec
la garantie totale pour l'emploi
et l'avenir des entreprises
publiques, est absolument inadmissible
et rompt avec le principe d'égalité.
Pour mémoire,
et comme appel à la responsabilité,
les grèves de 1995 ont
détruit plus de 10 000
entreprises, 40 000 emplois
salariés et 12 000 emplois
non salariés. Qui est
encore légitime pour
parler de solidarité
?
La France et
les Français, face à
des bloqueurs sans états
d'âmes, n'ont pas les
moyens de voir se perpétuer
une telle situation. A défaut
d'une levée immédiate
des blocages, l'Etat devra prendre
ses responsabilités s'il
ne veut pas être le complice
d'un sabotage d'envergure national
et voir les drames individuels
se multiplier.
Enfin, dans
cette situation, le Gouvernement
sait pour quelle urgence il
a été élu
avec une forte majorité
et un taux de participation
exceptionnel.
Si
vous êtes contre les blocages,
votez
et témoignez ! |