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Chaque
année,
la France
accepte
en silence
un plan
social
de 70
000 emplois
non salariés
et 200
000 emplois
salariés.
Parmi
les pays représentant 90% du PIB mondial, la France, au
septième rang en nombre d'entreprises, est
première en nombre de défaillances : 48 664 en
2004.
Soit
:
- 20%
de défaillances
de plus
que le
second
(l'Allemagne,
qui compte
20% d'entreprises
en plus).
- 73%
de plus
que le
1er européen
en nombre
d'entreprise
(l'Italie,
compte
2 fois
plus d'entreprises
que la
France),
-
55% de
plus que
le 2 nd
européen
en nombre
d'entreprise
(le Royaume
Uni, compte
1,5 fois
plus d'entreprises
que la
France).
Cette
situation, en hausse depuis le premier trimestre 2001, s'explique par
la demande légitime d'adaptabilité des TPE, de la
part de leurs clients (consommateurs ou donneurs d'ordres) et par la
demande tout aussi légitime de
sécurité de l'emploi des salariés, concentrant
ainsi depuis plusieurs années toute la
précarité sur les petites entreprises et leur
patron, au détriment du fondement de notre
économie et de son système de
solidarité.
Ceci
est d'autant plus grave, que les défaillances
ont touché principalement ces dernières
années les secteurs traditionnellement créateurs
d'emplois (commerce, BTP, Hôtellerie,
restauration, services…) et ont reculé dans les
secteurs les moins utilisateurs de mains-d'œuvre (immobilier
et industrie). Quelle chance pour la France de voir le
chômage baisser par la création d'emplois
productifs ?
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