Assez
d'invectives et de mélange
des genres. Assez des insultes
répétées
! Non les patrons ne sont
pas des voyous ! Premiers précaires
de France, ils sont le pilier
de la solidarité.
Les dirigeants qui gagnent
des sommes que certains jugent démesurées, ne
sont pas des patrons mais des salariés
protégés par un contrat de travail qui garantit
les rémunérations incriminées ! Alors,
faut-il remettre en cause ces contrats et donc le droit du travail ?
Les patrons, eux,
anciens salariés, sont issus du monde du travail, rarement
des grandes écoles ! Celui qui gère mal son
entreprise, n'a pas de parachute doré : il est poursuivi sur
ses biens personnels pour réparer ses erreurs.
C'est de ces patrons,
les seuls qui puissent prétendre à ce titre, que
viendra le salut dela France. Car il faut accepter de ne pas se payer
et engager le peu que l'on a, accepter de n'avoir ni garantie
de revenu, ni protection sociale, et, depuis trop longtemps,
d'être insulté, pour créer une
entreprise, créer des emplois et de la richesse !
C'est de l'engagement de ces patrons que la France a tiré sa
force, pour créer les emplois, financer la
solidarité, la culture et les études de ceux qui
se permettent aujourd'hui de jeter l'opprobre et le
discrédit sur les actifs les plus précaires de
France.
C'est sur ces patrons
que la France, gaspilleuse des deniers publics, a
transféré sa charge : elle les a
transformés en contremaître de l'Etat percepteur,
nourrissant ainsi une illusoire lutte des classes, qui fait le jeu de
catégories privilégiées,
accrochées à des postes
conférés au titre d'une
représentativité tout aussi illusoire, mais qui
garantit des rentes à ceux qu'elle met en place.
Ces patrons,
attachés à leur pays, mais pieds et mains
liés, non par leur recherche de profit, mais bien par les
contraintes financières qui pèsent arbitrairement
sur leur entreprise, sont conduits à des
décisions qui ne relèvent plus du libre choix !
Etre patron, c'est
croire, vouloir, initier, oser, encourager, motiver et faire
concrètement les choses. C'est incarner les valeurs
positives de l'action qui permettent le mouvement. C'est donc par les
patrons, en priorité, que passera le redressement de la
France et les solutions aux défis auxquels nous sommes
durablement confrontés pour les années
à venir. Pour cela, encore faut-il arrêter de
casser l'entreprise et en faire un bouc émissaire
à bon compte, au risque sinon, d'épuiser la
ressource.
C'est possible, si
ceux qui ne sont pas patron, prennent conscience, du rôle
fondamentalement citoyen et solidaire des travailleurs non
protégés, en ne les confondant pas avec les " responsables,
mais non coupables " de tous ordres, donneurs de
leçons, qui vivent sur le dos de l'entreprise et se jouent
des citoyens.