Les déclarations
de l'ex-candidate à l'élection
présidentielle renforcent la légitimité
des Créateurs d'emplois et de richesse
de France (Cerf). Tandis que, de son côté,
Nicolas Sarkozy s'apprête à mettre
en œuvre les propositions du Cerf, qu'il
a placé au cœur de son action[1].
La prétendante à la direction
du parti socialiste a en effet déclaré
que le smic à 1500 € et la généralisation
des 35 heures "n'étaient pas
crédibles". Elle justifie ainsi
la prise de parole du Cerf sur des mesures
qu'elle a pourtant défendues tout
au long de la campagne présidentielle.
Le Cerf, face aux réactions violentes
provoquées par sa prise de position,
avait dû préciser que, loin
d'être politique, il lui appartenait
de s'appuyer sur son expertise pour informer
et assumer des positions responsables. La
candidate lui donne donc raison sur les
principales critiques qu'il avait formulées.
Enfin, il est édifiant que d'autres,
disant connaître et représenter
les entreprises, se soient tus à
propos des mesures phares de celle qui,
Présidente de la République,
aurait appliqué un programme qu'elle
dénonce pourtant au lendemain des
élections.
[1] Le Cerf est, entre autre, à l'origine
de la détaxation et de la défiscalisation
des heures supplémentaires.