_Le Cerf |
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_Outils |
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Quelques chiffres |
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Pourquoi
le programme de Madame Royal détruira
des emplois, nivèlera les salaires
par le bas et agira négativement sur
le pouvoir d'achat... |
Au delà d'un
immobilisme dangereux sur les 35 heures pour les
très petites entreprises, plusieurs mesures
phares du programme de la candidate socialiste auront
des effets contraires aux objectifs qu'elle dit
se fixer.
Les
emplois "gratuits"
L'embauche de salariés
rémunérés par l'Etat va créer,
entre des acteurs de petite taille, une distorsion
de concurrence qui aura un effet négatif
sur les postes existant et supportés totalement
par les autres entreprises du même secteur.
Par exemple, comment une sandwicherie qui emploie
deux salariés depuis plusieurs années
pourra-t-elle s'adapter et rester concurrentielle
face à une autre sandwicherie qui s'installerait
à quelques mètres et emploierait des
salariés à titre gratuit ? La seconde
pourra pratiquer des prix plus bas, grâce
à un dumping social d'Etat, sur lesquelles
la première ne pourra s'aligner. Celle-ci
perdra donc sa clientèle et, du fait de la
baisse d'activité, se verra contrainte de
licencier ou, dans le meilleur des cas, de comprimer
les salaires.
Le
smic à 1500 €
Les Créateurs
d'emplois et de richesse de France demandent depuis
2003 l'augmentation du revenu de ceux qui travaillent,
sans peser sur l'entreprise. Cette position, incontestable,
reposait sur la nécessité de soutenir
la consommation des ménages et la juste rétribution
de l'effort fourni par celui qui travaille. Cependant,
la situation financière des très petites
entreprises ne permettait et ne permet toujours
pas d'augmenter les salaires sans mettre en danger
les premiers créateurs d'emplois en France
et sans réduire les revenus d'une catégorie
de la population (les patrons) dont la majorté
ne gagne pas un smic horaire.
Si Ségolène
Royal semble avoir entendu ce besoin des Français,
exprimé depuis longtemps par le Cerf, la
solution apportée nous semble dangereuse
pour la survie des Petites entreprises et les emplois
qui dépendent d'elles. De plus, l'augmentation
du SMIC, qui devrait se traduire par une hausse
rapide pour satisfaire aux exigences de sa majorité
aurait pour incidence de peser encore plus sur la
trésorie, pourtant largement dégradée,
de ces petites entreprises et donc sur les revenus
de la catégorie d'actifs les plus précaires
de France.
Enfin, si elle se
tient, contre sa majorité, à une hausse
du smic à 1500 € en 5 ans, avec une
augmentation régulière, alors il s'agit
d'un ralentissement de la progression du smic qui,
en suivant les indices de ces dernières années,
devrait être suprérieur à 1500
€ en 2012...
La méconnaissance
de Madame Royal des règles d'interdépendance
des acteurs économiques, mais aussi de la
réalité de la situation des TPE aura
donc des effets extrêment négatifs
sur l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat,
tant auprès des salariés que des très
petites entreprises, qui sont pourtant les premiers
créateurs d'emplois.
Ces effets négatifs
seront catastrophiques pour la croissance.
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