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Les raisons du soutien à Nicolas Sarkozy

 

Les raisons par thèmes
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35 heures
Depuis 2003, les Créateurs d'emplois et de richesse de France n'ont eu de cesse d'interpeller les législateurs de tous camps politiques sur la nécessité absolue d'ajuster la loi sur les 35 heures à la réalité des Très Petites Entreprises, tant pour augmenter le revenu et donc, le pouvoir d'achat des travailleurs, que pour soutenir l'économie française qui avait été mise en panne par les 35 heures. Il est nécessaire à ce sujet de rappeler, en dehors de toute polémique politicienne, que le redémarrage à la hausse du chômage et l'augmentation des défaillances d'entreprise datent du premier trimestre 2001, conïncidant avec la mise en place des 35 heures (31 décembre 2000).

Cette question ne saurait donc supporter aucun atermoiement.

Outre que Nicolas Sarkozy a repris les propositions du Cerf sur l'exonération des charges au-delà de la 35ème heure, la réponse de Ségolène Royal n'est pas à la hauteur des demandes exprimées par les Très Petites Entreprises. Enfin, il nous semble impossible, malgré ses premières déclarations sur ce sujet, que Ségolène Royal trouve une majorité dans son camp lui permettant d'agir positivement sur ce sujet.


Sur l'augmentation du Smic à 1500€.
Les Créateurs d'emplois et de richesse de France demandent depuis 2003 l'augmentation du revenu de ceux qui travaillent, sans peser sur l'entreprise. Cette position, incontestable, reposait sur la nécessité de soutenir la consommation des ménages et la juste rétribution de l'effort fourni par celui qui travaille. Cependant, la situation financière des très petites entreprises ne permettait et ne permet toujours pas d'augmenter les salaires sans mettre en danger les premiers créateurs d'emplois en France et sans réduire les revenus d'une catégorie de la population (les patrons) dont la majorté ne gagne pas un smic horaire.
Si Ségolène Royal semble avoir entendu ce besoin des Français, exprimé depuis longtemps par le Cerf, la solution apportée nous semble dangereuse pour la survie des Petites entreprises et les emplois qui dépendent d'elles. De plus, l'augmentation du SMIC, qui devrait se traduire par une hausse rapide pour satisfaire aux exigences de sa majorité aurait pour incidence de peser encore plus sur la trésorie, pourtant largement dégradée, de ces petites entreprises et donc sur les revenus de la catégorie d'actifs les plus précaires de France.

Les emplois gratuits

Si cette mesure part de d'une bonne idée (vouloir favoriser l'accès au travail de jeunes en difficultés) et d'un constat juste (le problème de trésorerie pour les TPE), le remède sera plus destructeur que le mal : en effet, cette mesure introduit une distorsion de concurrence par une forme de dumping sur le travail qui mettra en difficultés les petites entreprises concurrentes. Celles-ci n'auront d'autres choix que de comprimer les salaires qui sont déjà trop bas. La destruction d'emplois et surtout le nivellement par le bas des salaires sera le résultat de cette mesure.


TVA sociale
Cette mesure vise à arrêter de taxer le travail, tant du point de vue du salarié que de l'entreprise et se traduit à la fois par une hausse du revenu du salarié de près de 25% et par une baisse du coût du travail pour l'entreprise. Le financement de la solidarité serait donc reporté sur la consommation, permettant de mettre les produits importés à contribution de la solidarité, tout en baissant les prix des produits fabriqués en France. Sur la question du pouvoir d'achat, celui-ci s'en trouverait amélioré sur les produits générateurs d'emplois en France et réduit sur les produits sans mains d'œuvre sur le territoire national.

L'enjeu de cette mesure est la sauvegarde du système de solidarité français dans une économie mondialisée.

Pendant la campagne, Nicolas Sarkozy a fait une ouverture sur cette proposition qui ne figurait pas dans son programme d'origine.

Nous n'avons pas de réponse de Ségolène Royal sur ce sujet, ni sur des solutions viables pour sauver notre système de solidarité..

Lutte contre les défaillances
Les défaillances officielles d'entreprises en France représentent un plan social annuel de plus de 200 000 emplois salariés auxquels il faut ajouter près de 75 000 emplois non salariés. On sait malheureusement que de très nombreuses cessations d'activité, dues à des difficultés financières, ne sont par recensées comme des défaillances. Il s'agirait de près 100 000 entreprises supplémentaires et donc d'un plan social trois fois plus important.

Si Nicolas Sarkozy souhaite intervenir le plus en amont possible pour prévenir les défaillances et régler les problèmes par voie contractuelle, il a également signifié sont souhait de voir abandonné le privilège de l'Etat, pour permettre de sauver l'entreprise et les emplois.

De son côté, Ségolène Royal, sur ce sujet qui traite d'une casse sociale inadmissible n'a pas sû, malheureusement, nous apporter de réponse probante.


Financement et fiscalité
Depuis sa création, le Cerf demande la création des conditions favorables pour réorienter l'investissement vers les petites entreprises, qui souffrent de ne pas avoir accès aux financements et aux crédits nécessaires à leur développment, voir à leur survie. Ces difficultés pèsent gravement sur l'état de leur trésorerie et leur retire toute marge de manœuvre tant à matière d'investissement, que salariale.

Les propositions les plus complètes sur le sujet, qui relèvent aussi bien de la couverture du risque pour l'obtention de crédits, que les incitations fiscales visant à orienter l'épargne et l'investissement vers nos entreprises sont, sans conteste, celles de Nicolas Sarkozy. Tandis que certaines propositions du programme socialiste, même s'il y a par ailleurs des signes positifs vers les TPE, sont inquiétantes : la remise en cause annoncée des avancées obtenues sous le gouvernement précédent en matière fiscale est problématique (pour n'en citer qu'une, l'exonération des plus values commerciales obtenue par le Cerf).


Droit social et sécurisation des fins de contrat
Dans les pe et tpe, cette question est directement liée à la protection de l'emploi et de l'activité. Les règles en vigueur, si elles sont viables dans les entreprises de certaines tailles, ne sont pas adaptées aux plus petites d'entre elles.

Sur le principe énoncé par le Cerf, qu'il faut protéger le travail et non l'emploi, l'idée de Nicolas Sarkozy d'un contrat unique, s'il est simple, mais bien encadré, dans un environnement de solidarité lui aussi bien pensé et géré, est de nature à garantir les droits et l'avenir des salariés tout en maintenant l'activité (le travail), qui seule permettra la création d'emploi.

Si la volonté exprimée de Nicolas Sarkozy sur ce sujet est sans ambiguïté, la position de Ségolène Royal ne sécurise pas la Très Petite Entreprise.


Europe
La question européenne est centrale pour les Créateurs dans la mesure où des décisions importantes pour le développement et le protection des TPE sont en cours d'élaboration et d'adoption, notamment sur les principes des règles de concurrence qui doivent garantir l'intérêt du consommateur. Ces principes, bien compris, sont la meilleure arme pour la défense des TPE et des emplois, face à des abus de position dominante, les ententes sur les prix, la standardisation et la sécurisation de l'offre…

De plus, le marché extérieur de la France est majoritairement communautaire et contribue à la création de richesse et d'emplois dans nos TPE. Espérer voir des pays revenir sur l'intégralité d'un texte qu'ils ont légitimement adopté est illusoire. Le risque est donc de voir l'Europe se constituer sans la France avec un axe qui se déplacera vers l'Est. Dans cette configuration, la France aura servi à créer et financer une puissance économique dont elle s'aprête à s'exclure d'elle-même.
Il nous semble que la même analyse relative à la question de la constitution d'une majorité pour permettre à la France de revenir autour de la table de discussion européenne se pose de façon prégnante : Nicolas Sarkozy semble le seul à apporter une réponse pragamatique et cohérente, sur un enjeu vital.


 
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