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Revenus moyens par activités des chefs d'entreprise dans les TPE
Il
faut rappeler en premier lieu, que 50%
des entreprises n'ont pas de salarié,
mais n'en contribuent pas moins à
créer des emplois chez leurs
fournisseurs et à apporter un
service à la collectivité.
Les
revenus annuels présentés
ici, sont, bien sûr des moyennes.
Et, hormis pour les professionnels de
santé, ils tournent autour de
30 000€ par an (moins pour
certaines catégories au niveau
national). Il convient pour être
juste et pouvoir comparer à d'autres
catégories professionnelles,
de rapporter ces revenus au temps passé
(taux horaire) : cela ramène
alors ces revenus, en moyenne, à
un quasi smic ! Pour être
plus précis encore, sachez que,
dans près de la moitié
des cas, le conjoint qui participe à
l'activité ne touche pas de salaire,
faisant encore baisser le taux défini
précédemment…
Ceci
pour dire que beaucoup de chefs d'entreprise
ne touchent pas le smic. Le revenu de
ces patrons donne à réfléchir
sur la création de richesse et
"les revenus indécents"
des patrons… mais dans quel sens
?
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Ces revenus
ne sont pas, par définition,
des salaires garantis, mais ce qui reste
une fois les biens ou services vendus
(Chiffre d'affaires), dont on déduit
toutes les charges (bénéfices
avant impôt). Dépendant
de l'activité, ils sont donc
variables d'une année sur l'autre et
font des patrons de très petites
entreprises les actifs les plus précaires
de France (PRÉCAIRE signifie
qui est incertain). Voir l'évolution
des revenus par catégorie entre
2004 et 2005. |
Cette précarité du revenu s'ajoute à l'absence de protection chômage (à laquelle il faut pourtant cotiser) en cas de perte d'activité et une différence de traitement dans la plupart des champs de la protection sociale. Faut-il préciser qu'en cas d'échec, le patron (pas le dirigeant salarié des grands groupes) est responsable pénalement et sur ses biens propres. Ce constat ne nie en rien les difficultés rencontrées par d'autres catégories de la population, mais a vocation à relativiser un bon nombre de déclarations convenues et démagogiques, de lutter contre les idées reçues. |